Le concours du village fleuri

logo-village-fleuriChaque année, lors des vœux du Maire est dévoilé le classement de notre commune au sein du concours des villages et maisons fleuris. Ce concours est organisé par le Comité National pour le Fleurissement de la France (CNFF), œuvrant en relation avec les régions et les départements. Les communes sont classées en 5 catégories, en fonction de leur population (inférieure à 1000 habitants pour la 1ère catégorie, et supérieure à 80 000 pour la 5ième catégorie). En ce qui concerne le concours des Maisons Fleuries, les Conseils Généraux ont délégation du CNFF pour l’organiser au sein du département. Ce concours peut également comporter plusieurs rubriques : maisons avec décor visible de la rue, balcons et terrasses, fenêtres ou murs, …. etc. Que l’embellissement soit du à l’initiative publique ou privée, le jury prend en compte de nombreux éléments et critères d’appréciation tels : qualité et entretien des végétaux et des fleurs, leur variété, leur originalité et la créativité dans la composition, l’intégration dans le cadre …..

Le palmarès du concours du village fleuri 2016 :

- Madame Corinne ANSELME – FLEUR DE VERMEIL
- Madame Marika CARRERAS – FLEUR D’ARGENT
- La Commune – FLEUR DE BRONZE

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La salle des fêtes

A l’instar des habitants du village d’Astérix, les fêtes Vélitreuzienne se terminent généralement par un grand Banquet. Ainsi, afin de recevoir dans les meilleures conditions, la commune s’est dotée il y a quelques années d’une salle des fêtes en remplacement de l’ancienne « salle de l’ASCTL » devenue trop vétuste mais conservée en espace de stockage.

salle-des-fetes-de-treuzy-levelayLa salle, située route de Nanteau, est accessible sur réservation auprès de la mairie voir tarifs en bas de page</img19|left>

Afin d’en assurer la bonne gestion nous demandons aux locataires de signer le règlement (disponible en bas de page). Un inventaire contradictoire avant la remise des clés et à de la restitution de celles-ci est également requis. 

salle-des-fetes-de-treuzy-levelay-exterieursLa salle est également prêtée aux associations communales ou louée sous convention à d’autres associations.

Idéale pour accueillir au maximum une centaine de personne, cette espace à taille humaine est équipée en plus du mobilier courant, d’un « espace réchauffage » avec fours et frigo. De la vaisselle peut être également mise à disposition en location (contacter l’ASCTL) 

A l’écart des habitations pour éviter les nuisances sonores, elle est placée dans un parc avec vue sur la foret, le terrain de football et l’espace de jeux pour enfants contiguë raviront les sportif en mal de digestion. aire-de-jeux-treuzy-levelay

Vous y trouverez également un départ de randonnée en forêt de Nanteau… certainement pour y chasser le sanglier en vue du banquet…

  

La salle des fêtes est inutilisable durant les travaux d’agrandissement du 20 juillet au 15 octobre 2017.


 

 

L’histoire du village

Au nom de mon village – Monographie d’un village rural de Seine & Marne au 20e siècle

C’était en 1993. A l’initiative d’un habitant du village, Pierre Schimmenti, il est décidé de formaliser l’état d’un village rural de Seine & Marne en cette fin du deuxième millénaire, afin de laisser une trace tangible pour les générations futures. Cela prend la forme de la « photo du village », d’un recensement des activités des habitants et d’une chronique du vingtième siècle, intitulée « Au nom de mon village ». Ce document de 45 pages nous fait parcourir les évènements qui ont marqué Treuzy-Levelay au cours de ce siècle : 

  • Le changement de nom du village : le 14 décembre 1903, Treuzy devient Treuzy-Levelay suite au décret du Président de la République de l’époque (Emile Loubet) « Le chef lieu de la commune de Treuzy est transféré au hameau de Levelay, la commune portera à l’avenir le nom de Treuzy-Levelay »
  • La mobilisation générale du 2 Août 1914 et la réquisition simultanée des chevaux
  • Les 21 morts pour la patrie
  • La vie courante à la campagne et le rôle important joué par les femmes
  • L’établissement du service téléphonique chez Madame Lioret, épicière à Levelay, en 1921
  • L’arrivée de l’électricité en septembre 1927, qui fut l’occasion d’une grande fête organisée par le maire de l’époque, Monsieur Gustave Moufrond 
  • L’exode de Mai 1940 
  • La vie sous l’occupation et la résistance 
  • La réalisation du réseau de distribution d’eau potable en 1941 
  • La moisson dans les années 50, le remembrement, l’arrivée des premiers tracteurs
  • L’arrivée des premières résidences secondaires dans les années 60
  • La construction des lotissements des sycomores et de la voie nouvelle, entraînant la création d’une deuxième salle de classe à l’école 
  • La modernisation du réseau d’eau en 1971
  • La rénovation de l’église en 1993

Le document complet est téléchargeable !

L’ensemble des photos prises lors de cette journée mémorable de juillet 1993 et tous les documents supports de ce recensement ont été déposées aux Archives Départementales de Seine & Marne, où ils peuvent être consultés.

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Photos de 1993

Dites, M’sieur Blain, pourriez pas m’expliquer deux ou trois trucs ?

Si, partant du cimetière de Treuzy-Levelay, vous empruntez un chemin de terre carrossable qui traverse les champs et vous arrêtez au premier petit bois, vous avez toutes les chances de remarquer entre les arbres le petit menhir de la Roche à Blain. 

C’est un grès trapu, d’1,80 m de haut, où se succèdent glacis, crevasses et minuscules cavernes, le tout habillé de mousses et de lichens du plus bel effet. Plusieurs des cavités ouvertes à son sommet recèlent de gros clous de fer. Ce sont les témoins d’une pratique curative censée soigner les maux de dents. « Il fallait piquer la dent malade avec un clou et le planter ensuite dans la roche après avoir tourné plusieurs fois autour. L’oncle d’un certain Billard aurait lui même expérimenté cette coutume vers le début du XXe siècle et en serait retourné soigné »

A l’heure actuelle, aucune légende n’est attribuée à ce mégalithe, mais Henri Dontenville (fondateur de la société de mythologie française) et d’autres voyaient dans sa désignation une probable référence au dieu gaulois Belenos qui s’illustrait en médecine et en arts. Cette hypothèse est vraiment à prendre avec des pincettes. Il y a fort à parier en effet que ce mystérieux Blain ne soit en fait que l’un des nombreux patronymes locaux plutôt courants dans la région. Outre des Blin habitant Nonville, Moret, Villemer, il y en a cinq ayant vécu à Treuzy entre la fin du XVe et le début et la fin du XVIe. Un certain Jean Blin de Treuzy s’y serait marié en 1685. En 1721, un Pierre Blain possédait des terres sur la commune et aurait marié sa fille Magdeleine Blin en 1730. Un second climat semble d’ailleurs issu de son nom : La Fosse à Blain, qui n’était pas très éloigné de notre roche. Une Jeanne Blain ou Blin y vivait aussi en 1695, ainsi qu’un Toussaint Blin et un Jean-Baptiste Blin, marié en 1792, manouvrier de 40 ans, fils d’Etienne Blin. Pour corser le tout, il était courant que le nom d’une famille entre dans la composition des toponymes des terres dont ils avaient la charge.

Reste à savoir si la nouvelle « impasse de la roche à Blain » située rue Grande attirera un dentiste…

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Les monuments

L’église Saint Martin

eglise-treuzy-2007eglise-st-martin-treuzy L’église Saint-Martin, dispose d’une cloche en bronze. Elle porte les inscriptions « Jean Fremort, entrepreneur dans les batiments du Roi et Françoise Golbert ». Marque des fondeurs et date : Jean Capitain et Louis Lorguilleux fecit en 1732. L’église et sa cloche sont chacune enregistrées comme monuments historiques.
Avant la construction de l’église proprement dite, se trouvait une tour dont la base remonte au xie siècle. C’était une tour de gué pour avertir des invasions. Au XIVe siècle la tour est rehaussée puis des archères7 sont construites. En 1360 Charles V, demande à ce que les tours soient fortifiées. C’est Louis XI qui décide de 1461 à 1492 de la création des clochers et des nefs pour toutes les tours de gué du Royaume de France. À Treuzy, la tour se transforme donc en clocher.

  • Le chœur de l’église remonte à l’an 600, sous le Mérovingiens. 
  • En 876 on trouve des traces du nom de notre village : Tracy, Torcy. 
  • En 1173 : Truisi. 
  • En 1202 : Trusi. 
  • Puis le nom de Treuzy apparaît en même temps que le seigneur du lieu qui s’appelait Adam de Treuzy.      

 

carte-postale-eglise-treuzyPrès de l’église se trouve un cimetière mérovingien.
La route qui relie Treuzy à Nanteau est une ancienne voie Gallo-Romaine. La route d’origine est créée au xviie siècle.    vue-depuis-le-caquetoire-de-leglise-de-treuzy

Le caquetoire date de 1530 et est la dernière partie construite de l’église en style roman. Le caquetoire est « une chaise commode pour la conversation » et non un abri. Cependant ce mot évoque nettement le bavardage. Pour construire ce caquetoir des pierres ont été extraites du cimetière mérovingien. On les taille et on en fait un décor. Le caquetoir d’origine, date de 1530. Il a été restauré en 1993, par M. Mayeur, maçon du village. Jusqu’en 1789 des transactions commerciales s’effectuent dans ces lieux abritées que sont les caquetoires. Le caquetoire a également abrité la Mairie il y a bien longtemps… 

Le chœur est la partie la plus ancienne et date de l’an 1000. La forme du plafond s’appelle un cul de four. 

Sous Charlemagne, vers l’an 1000, des prêtres de Saint-Benoît-sur-Loire qui stationnaient à Château-Landon venaient dire la messe à Treuzy, et à la chapelle de la Nozaie, à Nonville

Les Celtes utilisent le minerai de fer, des champs de la région, pour fabriquer des armes. 

On retrouve des polychromes sur les murs de l’église, qui datent du xiie siècle. Ces polychromes expliquent le Nouveau Testament et la vie du Christ en y représentant des dessins. 

Pendant l’époque romaine on baptisait les adultes à l’extérieur de l’église dans des baptistères. Les adultes, non baptisés, n’avaient pas le droit de rentrer dans une église. Charlemagne, par une loi, oblige les enfants à partir d’un an, à se faire baptiser à l’intérieur de l’église. On met donc alors des batistères à l’entrée des l’église. 

Le baptistère de l’église de Treuzy-Levelay, date du XVIIIe siècle. Sur sa périphérie et tout autour se trouvent des godons

La Sainte Vierge à l’enfant, néoclassique, date XIXe siècle. Elle est en bois, teinté en gris pour imiter la pierre.    

interieur-de-leglise-st-martin-de-treuzyL’autel en forme de tombeau est en bois. De 350, au Moyen Âge, le public assiste aux offices dans la nef, en étant debout. 
La nef était un lieu de rencontres, de commerce. 
Le chœur lui, est un lieu consacré, et les laïcs n’avaient pas le droit d’y pénétrer. 

À l’occasion des travaux de restauration de 1993, le coq, qui avait été pris pour cible par des soldats pendant la Seconde Guerre mondiale a été restauré. 

 

La tuilerie de Bezanleu (XVIIe – XIXe)

La première installation d’un site industriel remonte au XIIè avec la Tuilerie de Bezanleu qui, sans rupture, est restée en activité. Cette tuilerie était reconnue pour la qualité de ses tuiles plates, dites « bourguignonnes ».
Aujourd’hui ce vestige industriel, au charme étonnant, dont la dernière modernisation date du XIXè siècle se visite lors de manifestations d’arts et d’histoire Industrielle. 

A venir un reportage plus complet sur la tuilerie notamment grâce à la contribution des anciens membres de l’Association Les Amis de la Tuilerie de Bezanleu 

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